« Ispice di … »

Au moins, avec un accroche pareil, votre curiosité est éveillée.

Pourtant, ces quelques lignes tiendront autant du billet d’humeur que de la curiosité.

Le titre évocateur de ce billet doit beaucoup à l’ « ispice de counard » du jour, dont les deux sorties m’ont mis de si mauvaise humeur, que par miracle mon encrier s’est rempli et ma plume remise en mouvement.  En fait, il y a eu le « counard » du jour, qui a clôt le défilé hebdomadaire des « counards » ou « counasses » qui polluent l’existence.  La mienne comme la vôtre.

Donc, le meilleur moyen de traiter un problème étant de le prendre à la racine, j’ai mis ma curiosité au service de la définition du « counard » ou « counasse ».

Qu’est-ce qu’un « counard » ou une « counasse » ?

Calculatrices interdites ; vous avez quatre heures.  Intro / thèse-antithèse-synthèse-conclusion ou mind-mapping ?

Comment mind-mapper un « counard » ou « counasse » ?

Voici un schéma possible.Capture d’écran 2016-04-17 à 18.53.21

En me documentant sur le sujet, j’ai trouvé plusieurs définitions.  Premier constat, l’étude visée par ce billet d’humeur n’a aucun rapport avec la définition du vocable anatomique désignant généralement le sexe de la femme, bien que, dans sa version longue « counasse », il prenne son vrai sens.

Mais il s’agit bien sûr d’une minorité ; toutes celles qui ont un con n’étant pas obligatoirement des « counasses » et réciproquement tous ceux qui n’en ont pas, n’étant pas obligatoirement des « counards ».

D’ailleurs, la « connerie » réside déjà dans la règle orthographique, puisque le féminin de « counard » devrait être « counarde » et pas « counasse », ou alors le masculin devrait être « counas ».  Ce qui ne résonne plus vraiment à vos oreilles.

Si un con (masculin) est un homme qui n’a pas de con, mais est un « connard » ou encore un « counard », une conne (féminin), une « counasse », est bien une femme qui a un con (c’est à dire qu’elle peut aussi être mariée à un con) et qui, en plus est une connasse.

Subséquemment, « connard » et « connasse » sont sans doute les versions aggravées de « con » et « conne ».

Il est d’ailleurs opportun de se poser les questions suivantes :

– un pas con – sans con – rencontrant, se mariant avec une conne –avec con – a-t-il une forte probabilité de rester/devenir/évoluer con ?

– une pas conne – avec con – rencontrant, se mariant avec un con – sans con- a-t-elle une forte probabilité de rester/devenir/évoluer conne ?

Les deux issues se peuvent vérifier.

Bref, pour en finir avec cette histoire de cons et de connes, « counards/counasses », qui tourne en rond, je vais conter l’histoire du con du jour qui m’a mis les nerfs en pelote.

Première citation de ce con : « ben, franchement t’entraîner autant au marathon pour faire juste 20’ minutes de moins qu’une telle !»

Seconde citation de ce con : « aujourd’hui tu cours à fonds pour rattraper ce que t’as pas été capable de donner au marathon l’autre jour ».

Gros Con !

Et là « con » prend tout son sens, étymologique, puisque que dans les différentes acceptations anciennes du terme, il désignait une chose vulgaire, passive, ignorante ; « une prostituée de bas étage ou inexperte ».  Donc mon « counard » de ce matin était bien un con de bas étage, ignorant, pervers » ; qui ne se sert de son Q.I. sans envergure que pour tenter d’abaisser l’autre.

Georges Brassens:

« Honte à celui-là qui, par dépit, par gageure,
Dota du même terme en son fiel venimeux
Ce grand ami de l’homme et la cinglante injure
Celui-là, c’est probable, en était un fameux. »

Je vais clore cette « ode aux cons », que mon cher et regretté Papa n’aurait pas reniée, par deux envois.

Le premier avec la merveilleuse chanson de Georges Brassens :

« Le temps ne fait rien à l’affaire,

Quand on est con, on est con.

Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père,

Quand on est con, on est con. »

Le second avec une suggestion à tous les cons et toutes les connes, en particulier ceux qui méprisent les passions des autres, en l’occurrence ici, la course à pied : allez voir le remarquable et émouvant film-documentaire « Free to Run » de Pierre Morath.

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Comment nous sommes devenus des milliers à aimer courir, non pas pour le chrono, non pas pour conchier celui des autres.

Cela ne vous rendra pas les « cons » moins cons, mais au moins ils sauront ce qui les sépare de ceux qui ne le sont pas : con.

Épitaphe  : « Le con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres ». (Frédéric Dard)

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