« Au pied de l’arc-en-ciel »

Chroniques Estivales – #6 – Humeurs & Choses Simples

(Ecriture au 1er jet)

Au pied de l’arc-en-ciel se cache toujours un trésor.

Cette assertion n’a rien de scientifique.  Il s’agit juste de poésie affectueuse. Cette coquecigrue chromatique rappelle une chose bien simple : qu’il ne faut jamais négliger les belles choses.

Qu’il faut cultiver le « beau », préserver le « beau », conserver le « beau ».

Mais pour cela, il faut aimer ce « beau », ce trésor que l’on possède.  Et ne pas le condamner à l’oubli.  Passer devant en l’ignorant.

Banal, banal ! Oui, certainement.  Mais, dans un pays comme le nôtre (Le Nôtre, à Vaux-le-Vicomte, cela de ne s’invente pas) : la France, le « beau » se déploie sur tout le territoire métropolitain et ultra-marin.

On l’oublie un peu.  On le néglige beaucoup.  On l’abandonne sûrement.

Vaux-le-Vicomte est un exemple de ce « beau », certes artificiel, fruit de la main de l’homme.  Mais combien de monuments, de sites avons-nous la chance de compter aux quatre coins de l’Hexagone pour enchanter notre regard.

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La France est sous un arc-en-ciel permanent.

Quels trésors à chaque détour, au bout de chaque route, au coin de chaque rue.  Quels paysages splendides nous sont offerts, quand ils ne sont pas tailladés par des éoliennes.  Combien de châteaux, de manoirs, d’églises romanes, de corps de ferme.

De villages perdus.  Silencieux parce qu’abandonnés.  Au profit de cités en carreaux de salle de bain, sans amour et sans âme.

Combien de Monarques nous ont fait cadeau de leurs souveraines ambitions, de leurs délires de pouvoir.  Combien de Génies se sont éreintés à créer ces châteaux, ces cathédrales, ces hôtels, ces ouvrages d’art.  Ces jardins.  Combien d’Artistes ont fouillé les tréfonds de leur esprit.  Combien d’hommes ont peiné des décennies durant pour que de leurs mains naissent ces splendeurs.  Et comment tous, ont déployés leur Art pour égrainer sur tout le territoire national des merveilles, à toutes les époques, dans tous les styles.

Pour nous laisser un témoignage, moins de leurs ambitions personnelles, que de leur conception de la vie : que le beau doit se transmettre.

Que nous nous devons mutuellement du beau.

Alors quand on livre un édifice aux mauvaises herbes, quand on abat un château, une église, pour construire un parking ou un supermarché, c’est objectivement nous-mêmes que nous abandonnons.  Nous conchions sans remords des siècles de labeur.

Qu’est-ce que le beau ? Un dialogue de Sophistes ?

Non.

Ici, à Vaux-le-Vicomte, comme à un jet de pierre de nos maisons, chacune de ces réalisations, comme chacun de nos petits villages se place au pied d’un arc-en-ciel pour nous rappeler que le « beau » est tout simplement le meilleur de lui-même que chaque Homme offre à chaque Homme.

Une réflexion sur “« Au pied de l’arc-en-ciel »

  1. Au pied de l’arc en ciel est un article qui me met en joie en cette soirée ensoleillée. Bien d’accord Guillemette ! bravo pour cette belle vue de Vaux le Vicomte et ce sourir à la vie de notre patrimoine si magnifique.

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