365 Nuances de 2019 – #16 – « L’euro symbolique »

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Un billet, court, chaque jour.

« L’euro symbolique »

A ces mots, quelle valeur y associez-vous?

En réponse à petit sondage, on a généralement répondu :

  • dédommagement (de la chose détruite et qui, de ce fait, n’est pas sa valeur réelle)
  • payer en deçà de la valeur réelle (contrepartie financière en deçà de la valeur du bien)

Mais pas de retour dans le sens de contribuer.  Et surtout rien dans le sens de « payer son écot » : montrer sa capacité, participer à un effort collectif, contribuer à un usage, faire preuve de solidarité, agir comme – en communauté avec – les autres.

C’est un peu comme quand, avec son premier salaire, avec ses quelques petits sous, on s’achète ses premières affaires.  Un brevet de dignité : je suis capable de ; je suis apte à ; je suis comme vous ; je suis avec vous.  

L’euro symbolique de la fierté.  Trouver un euro de fierté dans sa poche. Et se sentir égal à celui qui en trouve beaucoup, d’euros, dans sa poche.  Cet euro aura même, à cause de l’effort fourni pour pouvoir le verser, une valeur exceptionnelle.

« Oui, j’utilise les ressources et moyens dont je dispose et je veux, même très modestement, contribuer financièrement au même effort que tous. » 

Concomitamment, comme on paie comme tout le monde, on respecte comme tout le monde.

Cet effort, symbolique, minime, s’imagine comme le moyen pour chacun de se sentir, un peu, même humblement, au mieux de ses moyens, membre d’une communauté.

Citoyen ?

 

 

 

365 Nuances de 2019 – #15 – « Le Chêne de Saint-Louis »

Un billet, court, chaque jour.

XIIIème Siècle.  Louis IX, dit le « Prudhomme », puis canonisé en 1297 sous le nom de Saint-Louis de France.

Jacques Le Goff : « Saint Louis, qui appréciait le château de Vincennes, avait l’habitude de s’adosser dans son parc à un chêne et de faire venir à lui tous ses sujets désirant lui parler sans intermédiaire. Le requérant exposait librement son grief au souverain, qui – et là réside un point fondamental – ne rendait nullement la justice lui-même, mais faisait signe à un membre de son entourage, ayant le pouvoir de rendre la justice, qu’il se saisisse de l’affaire. Saint Louis ne se substitue pas au système judiciaire qu’il a mis en place, il combine habilement l’exercice de son pouvoir surnaturel de souverain avec le respect des institutions terrestres. Louis IX est le souverain qui considéra la justice comme son premier devoir. »

Ecouter, prendre la mesure.  La base de la réflexion pour décider ?

L’Histoire est une source inépuisable de sagesse.

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