365 Nuances de 2019 – #158 – «Le contact de l’eau, de l’air et du soleil»

Un billet, court, chaque jour.

Que fais-tu assise au bord de la piscine accoutrée dans tes chiffons ?
Que fais-tu sur le sable de cette jolie plage inondée de soleil engoncée dans tes draps noirs ?

Si tu ne veux pas montrer ton corps, ne viens pas.

Au moment de l’écriture des Textes, loin dans l’Histoire, cette Histoire dont vraisemblablement tu ne connais pas la moindre date, comment les prophètes auraient pu imaginer des siècles de téléphonie mobile, de réseaux sociaux, de voitures à 130 kilomètres à l’heure, de transplantation cardiaque et, même de bains de mer.

Le monde change, les mœurs évoluent et, globalement, ces transformations apportent de nombreux bienfaits.

Nos arrière-grands-mères ont découvert les bains de mer et portaient alors des costumes de bain en coton épais ou en laine, presque toujours noir, qui recouvraient le corps du col au jarret.
Ce n’était pas un signe religieux, on ne montrait pas son corps à l’époque.  Point.

Et puis, au fil des décennies, le corps des hommes et celui des femmes, avec la découverte des loisirs et des bienfaits de l’exercice physique, s’est dénudé.

Chacun a pu ressentir alors sur sa peau libérée de ses carcans, le contact de l’eau, de l’air et du soleil.

Oui, se baigner, plonger dans l’eau salée, dans les douces eaux des lacs, dans les ondes fraîches des sources claires, dans le turquoise des piscines est un authentique plaisir charnel qui ne fait insulte à personne.

Cette liberté du corps est une conquête autant pour les hommes que pour les femmes.
Ensemble ils ont découvert que l’on pouvait voir les morceaux de peau, les bouts de corps des uns et des autres, sans penser à mal, sans être impudique, sans concupiscence.

À la piscine comme dans tant d’autres lieux et domaines, tu viens, avec tes croyances d’un autre siècle, avec ton prosélytisme guerrier, violenter les plaisirs de vivre que nous, hommes et femmes, librement, avons construits ensemble.

À éprouver ainsi les joies de la baignade, à plonger, à nager, à laisser les eaux douces caresser nos corps, nous ne faisons insulte ni aux textes, ni aux lois, ni à Dieu.

Allez, laisse tomber ces bêtises haranguées par d’obscurs bonimenteurs, et viens essayer les joies de l’eau, dans les rayons d’un chaud soleil ou dans le halo d’un croissant de lune.

Tu verras, à te voir en maillot, ni l’un ni l’autre ne s’abattront sur toi.

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