365 Nuances de 2019 – #233 – «Pas montée au cerveau»

Un billet, court, chaque jour.

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« Dis-moi ce que tu mets dans ta poubelle, et je te dirai qui tu es ! »

C’est aussi simple que cela.
En l’occurrence, au pied d’une poubelle, un lot ce six bouteilles de lait.  D.L.C.* : 13/01/2020.

L’observation de ce gâchis m’a arrêté net dans mon élan.  Je n’y croyais pas : au débarras sauvage, au produit jeté et bien moins au fait qu’il soit encore parfaitement consommable.

Il y en a encore beaucoup pour qui la réalité alimentaire du monde n’est pas montée au cerveau.
Alors que tous, médias, pouvoirs publics, associations et, de plus en plus, chacun à titre individuel, avons pris conscience des impacts environnementaux de la surconsommation et du gaspillage alimentaires et, plus grave, des difficultés matérielles d’une large partie de nos concitoyens, souvent en bas de chez nous, qui peinent à se nourrir, une telle désinvolture est incompréhensible.

Pour ceux qui se soucieraient du devenir de ce lait, je l’ai tout simplement déposé dans le hall de mon immeuble.  Il a trouvé preneur avant la fin de la matinée.

* D.L.C. : date limite de consommation.

365 Nuances de 2019 – #232 – «Chemin préféré»

Un billet, court, chaque jour.

IMG_5850C’est mon chemin préféré.  Parmi tous ceux que je préfère, bien sûr.

Ce chemin d’environ un kilomètre est la petite récré des sorties longues, comme celle de ce matin.
Des kilomètres, j’en avais déjà tapé une petite douzaine, il m’en restait pas mal à courir, alors, sans hésitation, sec à droite, j’ai bifurqué.

Ce n’est probablement pas le plus beau, le plus inattendu ni le plus exotique (il longe les broussailles d’une voie ferrée), mais il offre quelques minutes de sauts de pieds sans souci.

Hop ! Hop !
Il faudrait que cela dure mais cela passe très vite.
C’est un bonheur en « one shot », il ne passe qu’une fois.
Y revenir une seconde fois n’apportera pas la même joie s’envoler.

Légèrement en pente et très sinueux.  Les pieds s’y amusent.
D’autant que, sans pluie depuis de longues semaines, le terrain est très sec.  Dommage, la boue rajoute au jeu.

S’engager dans cette parenthèse redonne des vitamines aux jambes, au mental.  C’est un joli entracte entre l’effort des cinq virages de Sèvres et le retour à l’écurie.

Tac ! Tac !
C’est fini.
Retour dans la Grande Allée de Marnes, on se concentre à nouveau.
La maison est encore loin.

Les coureurs à pieds savourent parfois des plaisirs vraiment bizarres.