365 Nuances de 2019 – #238 – «A « feel-good » movie»

Un billet, court, chaque jour.

2779401.jpg-c_215_290_x-f_jpg-q_x-xxyxxLes chansons de Bruce Springsteen peuvent modifier le cours d’un destin.  Je le savais avant de tomber sous le charme de ce film « Music of my Life ».
Il m’arrive souvent d’écouter « My Hometown » en conduisant, surtout dans sa version de concert, où un public acquis, conquis, donne l’écho au chanteur à la mâchoire carrée.

De Long Branch (New Jersey) à Luton (Great Britain), il y a loin en kilomètres mais aucune distance en destin économique ; deux villes industrielles sinistrées des années 80 : usines qui ferment, licenciements et chômage de masse, exacerbation des haines cachées entre minorités, des destins familiaux brisés.

Le film s’inspire d’une histoire vraie, celle de la biographie du journaliste britannique Sarfraz Manzoor, ici Javed Khan.
Un adolescent pris entre deux cultures : britannique et pakistanaise.

L’écoute des premières notes et des premières paroles des chansons de Bruce Springsteen sont une révélation, une détonation qui pousse l’adolescent à l’émancipation, à la lutte contre un destin économique tout tracé vers la noyade sociale et à la soumission aux diktats ethniques.

« Construire son destin », jouer de son talent pour devenir ce à quoi un vrai talent d’écrivain vous destine : journaliste.

Ce film est une vraie romance, un vrai conte de fée moderne.  Ici la fée porte des jeans, le bandana rouge des cow-boys et joue de la guitare électrique.  Bruce Springsteen est le troubadour ouvrier qui met en musique le blues des naufragés du rêve américain.

Ses mots ne pouvaient que résonner dans l’esprit d’un adolescent anglais à la dérive entre les courants antagonistes de deux cultures qui s’entrechoquent.

Tout se termine bien.  Javed accomplit son rêve : écrire, aller à la fac, devenir journaliste et rencontrer à maintes reprises son héros, son mentor par les ondes : Bruce Springsteen.

Portée par les refrains du « Boss », l’histoire illustre ce que le pouvoir de la volonté peut permettre comme miracle.
Cette histoire, sans leçons, sans lourdeurs moralisatrices, fait du bien et comme le résume si bien ma jolie blonde de fille, c’est un « feel-good » movie.

On se sent mieux après qu’avant.  Maintenant, il reste à savoir quelle part la voix un peu rugueuse de Bruce prend dans le passage de réel au rêve.  Je dirais environ 98% ; il faut bien que les acteurs servent à quelque chose tout de même.

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