365 Nuances de 2019 – #297 – «Vas-y Poupou !»

Un billet, court, chaque jour.

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«Vas-y Poupou !»
C’est ainsi que je le connais.
Je l’ai chanté sur tous les tons, à tous les rythmes.

Trop petite pour être intéressée au cyclisme à l’époque des légendes : Jacques Anquetil, Louison Bobet, Joop Zoetemelk, il n’en reste pas moins que le nom de Raymond Poulidor sonne comme une référence.

« Il était bien plus que l’éternel second ! »
C’est en ces termes qu’Eddy Merckx fait l’éloge de Raymond Poulidor.

En lisant les unes de l’annonce de son décès, j’ai lu sa biographie.  Beaucoup de hauts des podiums mais jamais celui du Tour de France.

J’ai passé en revue les photographies de lui.
Il apparaît toujours avec un visage très décidé, un air à ne rien lâcher, comme sur l’une des vues, en lutte avec Jacques Anquetil lors d’une étape du tour 1964, au Puy-de-Dôme.
Il n’enfilera pas le maillot jaune, terminera 3ème mais distancera son grand rival.

À écouter quelques prises de son, en pleine lutte de course, je l’entends prononcer des :
– « C’est encore haut le sommet ? »
et
– « Et on croit que c’est pas dur ! »

Une hargne de forçat semble-t-il.
Une hargne qui force l’admiration, celle de ne rien lâcher, même dans la malchance, même dans la compétition extrême.

C’est sans doute cette hargne, ce tempérament qui lui a valu en France une si grande popularité et un respect populaire d’une longévité peu commune.

L’un des nôtre, incontestablement.

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