365 Nuances de 2019 – #301 – «N’est pas Maréchal qui veut»

Un billet, court, chaque jour.

Sans titre

« Terror belli, decus pacis »
C’est l’inscription qui figure sur les bâtons de Maréchaux.

« Terreur durant la guerre, ornement en temps de paix »
Il est à imaginer que le Maréchal Juin, dont le monument à sa mémoire a été profané ce week-end, eut préféré continuer à occuper la place à ce titre, ornement.
La France a offert ces sept étoiles, cette dignité, en 1952, au Général Juin, pour honorer son rôle prééminent lors des Première et Seconde Guerre Mondiales.

Un autre Maréchal, de Lattre de Tassigny, avait, avec la 14ème Division d’Infanterie, la devise suivante :
– « Ne pas subir ».

De week-end en week-end, au gré des mouvements sociaux et des revendications communautaristes, au fil de l’inertie, voire de la déliquescence de l’autorité publique, on se demande si la chute de cette stèle, cette énième après moult profanations d’églises, de cimetières et de symboles chrétiens, après maints saccages de symboles de la République Française, n’est pas un appel cinglant, encore plus pressant que les précédents à réagir.

Qui, à l’heure actuelle, subit ?
Réagir pour ne pas subir, une ligne de conduite à réveiller ?
Qui doit, devrait, réagir ?

Dans les deux cas, nous.
Nous tous, Français du commun, puisqu’il semble, que de petites phrases prononcées ici, en France, en petites phrases prononcées là-bas, depuis l’étranger, que de dénis en mensonges, que de blancs-seings aux violences communautaristes en désaveux judéo-chrétiens répétés, que d’arbitrages socio-économiques en aides vers des démocratures à la défaveur de la communauté nationale, le pouvoir, beaucoup de ses élus, et non des moindres, aient choisi un autre camp que celui de leurs concitoyens.

Dans son discours de réception à l’Académie Française, Alphonse Juin s’élançait en ces mots :
– « Les militaires de ma génération, entrés dans la carrière peu avant que se déchaîne l’effroyable tumulte guerrier qui s’est prolongé jusqu’à nos jours, étaient loin de penser, quand ils rêvaient sur les bancs de Saint-Cyr de combats où la gloire les viendrait effleurer, qu’ils seraient, au-delà de toute mesure, les héros involontaires des plus sanglantes mêlées de notre Histoire. »

Les citoyens Français, toutes générations confondues, quels que soient les lieux d’où ils tentent de rêver à un pays où la décence, l’ordre public, le bien commun et la fierté nationale seraient les soucis premiers de ceux qui les gouvernent, n’ont jamais été aussi près de penser à reprendre la main, de se vouloir, au moins et avant tout par les urnes, des héros volontaires de l’Histoire.

Malheureusement, les Municipales, mars 2020, les Régionales et Départementales, mars 2021, sont encore bien loin.
Avec des aléas communautaristes qu’il serait dangereux de négliger.

Dissoudre l’Assemblée serait agir.
Un Garigliano, une ouverture à l’expression démocratique.

Mais là, il y faudrait du courage.
Hélas, n’est pas Maréchal qui veut.

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