365 Nuances de 2019 – #343 – «Vavavroum»

Un billet, court, chaque jour.

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Je suis retombée amoureuse une nouvelle fois et tombée amoureuse pour la première fois pendant le film.

Retombée amoureuse tant Matt Damon, beau gosse par ailleurs, alias Carroll Shelby, rentre dans ses rôles comme dans des costumes sur mesure.
Tombée amoureuse de Christian Bale qui campe un Ken Miles à la perfection (je ne connais pas le vrai Ken Miles …) ou, du moins, convainc totalement autant par la sonorité plus vraie que nature de son accent cockney que par son jeu d’expert en ce qu’il y a sous le capot d’une voiture.

Gagner.
Tout mettre en œuvre pour gagner.
Quitte à commettre des actes peu louables et à jouer avec la morale et les règlements.

« Le Mans 66 » raconte l’odyssée mécanique dans laquelle s’est jeté Ford pour renouer avec les profits et, sans rien gâcher, humilier Ferrari qui a refusé une alliance.

C’est dans cet esprit que se livra, dès 1966, à coup de millions de dollars, une lutte féroce entre les marques Ferrari et Ford.
C’est aussi dans cet esprit qu’un des proches collaborateurs d’Henri Ford II, Leo Beebe, savonnera la planche de Carroll Shelby, ex-vainqueur des 24 Heures du Mans et de Ken Miles, pilote et mécanicien de génie, pour à la fois servir ses ambitions et tenter de réduire l’indépendance d’esprit de Shelby et Miles, intolérable chez Ford.

A part le charme et le talent des acteurs, à part l’intrigue qui rend le film bien plaisant, c’est la manière très précise avec laquelle la passion, la passion pure, ici pour l’automobile, la puissance et la vitesse, est si bien mise en avant par le scénario.

La musique, trépidante, métallique, accompagne vigoureusement les accélérations, les embrayages et cette contagieuse fièvre des circuits.
Dans la dernière ligne droite du film, le duel entre Miles/Ford et Bandini/Ferrari, l’intensité sonore du moteur et la bande musicale accentue merveilleusement la tension.

À notre époque de conduite bien pépère, très réglementée et bientôt totalement soumise à l’intelligence artificielle, les concerts de cylindres et les démonstrations de testostérones font beaucoup de bien.

Lâchez les chevaux.
Vavavroum !!!

 

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