Odyssée 2021 (#17) – « Sans et avec images ! »

Si l’on concentre absolument les 492 pages de « Sapiens », de Yuval Noah Harari, on obtient un intéressant raccourci.

Heureusement que Lucy ne savait pas que ce à quoi elle croyait n’existait pas et que c’est grâce à elle et à ses congénères qui ensemble, croyaient tous en même temps à quelque chose qui n’existait pas, qu’ils ont réussi à coopérer pour que nous parvenions à être ce que nous sommes aujourd’hui, après 70 000 ans de travail acharné sur-nous mêmes.

Donc, si tout ce qui leur a permis de coopérer, majoritairement pacifiquement, malheureusement souvent, très violemment, n’existe pas et donc n’est donc qu’un vaste mensonge plurimillénaire, cela nous arrange bien aujourd’hui de le savoir, en pleine crise de SARS-CoV-2 (Chine), servie ensuite par le 501.V2 (Afrique du Sud) et enfin par le B.1.1.17 (Brésil) et l’E484K (Angleterre).

Tous ces virus ne pourraient donc être que de nouveaux mythes autours desquels un grand nombre d’inconnus vont coopérer avec succès.

Dans cette logique, si l’on y croit tous et que l’on s’y met tous, l’heure de l’apéro pourra bientôt de nouveau sonner à 18h.

En version texte ou en version bande dessinée, sans et donc avec images, cette brève histoire de l’humanité nous offre malgré tout, un beau voyage dans les méandres de l’aventure humaine au cours, environ, à la louche, des 14 derniers milliards d’années.

Si la version texte permet encore un peu à chacun de conserver une part de rêve, un part de « clichés » et de « fictions » : religieuses, culturelles, politiques, économiques, la version illustrée aborde une partie du sujet : la responsabilité de l’homme dans la transformation et la destruction de son environnement -, de manière beaucoup plus abrupte.

Si un enfant subit cette version, alors que nous sommes dans une civilisation qui ne transmet presque plus aucune histoire transcendante, on peut craindre, dans la logique de l’auteur, Yuval Noah Harari, qu’il n’y aura plus, pour les générations à venir, aucune raison de coopérer.

Ramenés à leur triste matérialité, les hommes de demain n’auront que trois choix : devenir l’élite, devenir un robot sagement standard avec un passeport en bonne et due forme ou sombrer dans une sorte de civilisation de troisième classe type « Hunger Games ».
Celle qui tient à l’apéro justement.

C’était vraiment une lecture, autant sans qu’avec images, particulièrement distrayante.  Je vous la conseille pour vous sentir mieux dans votre peau d’humain ; euphémisme, bien sûr !
Vivement la suite en images.
Que l’on sache ce qu’il va nous arriver à nous tous, méchants humains.

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