Odyssée 2021 (#310) – « Voyage en Grèce »

Athènes, Péloponnèse, Delphes, Attique, Délos, etc ! À défaut de billet d’avion et de douceur méditerranéenne, un ticket de métro, un passeport sanitaire et un musée ont fait l’affaire. Le Louvre, en une belle exposition : « Paris – Athènes — Naissance de la Grèce moderne 1675 ‐ 1919 », raconte la naissance de la Grèce moderne à l’occasion du bicentenaire de sa lutte victorieuse pour sa libération du joug ottoman. L’exposition raconte aussi l’amitié qui lie le peuple grec et le peuple français ; du moins leurs élites.

Connaître les raisons qui font aimer un pays, une culture et ses différentes manifestations relève de la conjecture. Il y a peut-être un atavisme générationnel, une empreinte mémorielle enfouie profondément au point d’être indécelable ; peut-être, parmi nos ancêtres, y’avait-il des Grecs, ou des Spartes ; peut-être est-ce la raison de l’impression de confort, de déjà-vu qui nourrit la sensation de familiarité avec un pays, avec une ville, avec un peuple.
À y repenser, Marseille fut une colonie grecque au Vème avant Jésus Christ et le resta jusqu’à l’arrivée des Romains. La France a été grecque, elle a bien des racines grecques, donc nous avons bien un atavisme, une empreinte mémorielle enfouie en nous.

Pour que, d’abord avec Louis XIV, puis au XIXème siècle, les Français aient tant œuvré à renouer des liens forts avec les Grecs, notamment avec l’École française d’Athènes, pour aller rechercher dans leur sol les traces de leur glorieuse Histoire, et de la leur par extension, , il faut imaginer que la colonisation grecque fut plus pacifique que guerrière, plus civilisatrice que dominatrice. Qu’elle n’a pas laissé de trop sinistres traces.

Les Grecs ont mis quelques siècles à se libérer de la domination ottomane alors que nous n’avons mis, nous Français, que quelques années à les arrêter à Poitiers et à les renvoyer par-delà la Méditerranée.
« Il n’est de si bonne compagnie qui ne se quitte » ; tôt ou tard, ceux qui s’incrustent sont voués, de gré ou de force, à remballer leurs effets. Alors, même longtemps éloignés, les amis restent des amis ; et leurs ennemis restent nos ennemis.
L’Histoire se répète.

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