C-Ma Chronique – #8 – Les petites lignes l’Histoire

Un simple livre de poche complaisamment offert par un bouquiniste sur les quais de Paris.
Cinq lettres, trente pages : « Les Lettres Portugaises ».
Et toute une série de correspondances privées et diplomatiques.

Le tout signé en 1669 par un certain Guilleragues ; Gabriel Joseph de Lavergne, comte de Guilleragues.

Cela aurait pu se contenter d’être la lecture de l’une des proses les plus joliment tournées de la littérature française, tant les références, le vocabulaire, la syntaxe et les tournures que l’on y rencontre représentent ce que le Grand Siècle, le XVIIème siècle, celui des Boileau, Saint-Simon, Madame de Sevigné, a produit de plus délicat.

Mais « Les Lettres Portugaises » par la singularité de leur histoire et les hauts faits de leur auteur, donnent matière à penser plus loin.
Ces « Lettres » et cette « Correspondance » portent à ajuster une autre focale sur l’Histoire, à chausser des lunettes plus grossissantes que ne le permet le simple regard.

L’Histoire ne peut pas se lire simplement avec les yeux, et surtout pas avec les lunettes du présent.  Il faut laisser une autre focale – la recherche et la curiosité personnelle – mettre en évidence ces petits détails, ces petites lignes, qui en éclairent les subtilités invisibles aux profanes et plus certainement aux idéologues qui s’accommodent de les ignorer.

« Les Lettres Portugaises » de Gabriel de Guilleragues sont une des plus grandes et une des plus sinueuses énigmes de la Littérature française.
Un nombre conséquent de littérateurs, critiques et chercheurs, autant français qu’étrangers, se sont penchés, dès leur parution, sur l’identité véritable de leur auteur trop modeste et trop dévoué au service du Roi, pour en tirer de la gloire.

Après près de trois siècles de combat franco-portugais pour leur attribuer une paternité, d’enquête au mot à mot entre les « Lettres », les « Correspondances » avec et entre ses contemporains, le « dossier » a pu être classé en 1950 par Frédéric Deloffre ; Gabriel de Guilleragues est bien l’auteur de ces chefs d’œuvre.

Dans « Les Lettres Portugaises », Gabriel de Guilleragues a écrit, se substituant par la plume à une femme éplorée, trempant cette plume sensible dans l’encre du chagrin féminin, cinq « Lettres » d’amour désespéré à un amant de passage, de quelques heures ; à un séducteur, lâche et inconséquent.
Dans les « Correspondances », adressées à Louis XIV, à ses Ministres : Pomponne, Colbert, au Pape Innocent XI, à Madame de Sablé, à Racine, Gabriel de Guilleragues donne à suivre le vécu quotidien de la Grande Histoire, des grandes heures de la France que l’on ne raconte plus sur les bancs d’école.
Il fut, huit années durant, un brillant représentant du Roi Soleil auprès de la « Porte » : l’empire Ottoman.

Dans « Les Lettres Portugaises », comme dans les « Correspondances », on apprend l’Histoire par le menu détail : des nuances sociologiques, des faits historiques ; les unes méprisées, les autres amnésiés.

Il y a trois leçons à retenir à l’issue de cette découverte.

– La première leçon porte sur les biais de recherche.

La qualité d’une enquête, et ses conclusions, repose sur l’honnêteté de l’Historien, sur la qualité et l’authenticité des sources, sur leur concordance et leur convergence, non pas pour défendre un point de vue, pour accommoder une idéologie mais pour établir une vérité la plus objective possible.
Les siècles de joutes enflammées sur l’auteur véritable des « Lettres », avant que Guilleragues ne soit dûment légitimé, montrent comment la vérité historique est une bataille ardue qui requiert constance, pugnacité et qui ne peut se livrer que sur la base de faits avérés, strictement replacés dans leur contemporanéité.

– La deuxième leçon porte sur les dangers de la généralisation : tirer d’un événement, d’une source unique et d’une seule nature, une règle universelle.
Condamner en bloc un peuple, une génération et ses descendances, un genre humain, pour les méfaits de cas particuliers, est une hérésie intellectuelle.

Ici, dans ces cinq « Lettres », il serait facile de donner comme principe que les hommes sont des séducteurs, des prédateurs inconséquents.
Lire ces « Lettres », par exemple avec les yeux haineux de l’extrémo-féminisme actuel, permettrait de décréter que les hommes sont invariablement des « chiens » pour les femmes, et ce, depuis la nuit des temps et qu’en conséquence, que tous sont à combattre avec rage et qu’ainsi, il faut renoncer, unilatéralement, à « regarder leurs films, à écouter leur musique ».

Mais si on change de focal, et que l’on observe les siècles de productions littéraires, musicales, artistiques ; leur quasi-totalité sont des hymnes, des odes, des hommages à la féminité, au pouvoir des femmes sur les hommes et, souvent, des mises en exergue, par des hommes, des souffrances des femmes et des injustices qu’elles subissent bien souvent.
Et ce, même si le quotidien des femmes, la réalité de la vie de femmes, depuis des siècles, de façon générale et grossière, tend à démontrer le contraire.

Dans les « Lettres portugaises », Gabriel de Guilleragues se met à la place d’une femme, une novice en l’occurrence, séduite et abandonnée par un officier français, pour écrire, décrire le cheminement de son désespoir amoureux.
Il ne se joue pas de ce désespoir, il ne le moque pas, il ne le méprise pas.  Bien le rebours.  Chaque ligne, chaque mot illustre sa profonde compréhension du cœur féminin, des enjeux et carcans sociaux des femmes de son époque.
Il en démontre, de tout son art littéraire, les ressorts, les drames et les conséquences.

– La troisième leçon porte sur la Grande Histoire elle-même et sur notre prétention à juger, du haut des moyens techniques, de communication dont nous disposons aujourd’hui ; de leur sophistication et de leur instantanéité.

Gabriel de Guilleragues a été l’Ambassadeur de Louis XIV auprès de la Cour Ottomane de 1679 à 1685, à une époque où le moindre voyage était une épopée, où la moindre missive avait toutes les chances de ne jamais parvenir à destination, et où, même si elle atteignait son but, ce n’était qu’après plusieurs semaines, plusieurs mois de cheminement chaotique.
Le diplomate du XVIIème siècle était chargé d’une mission dont il connaissait les grands principes mais pour la réussite de laquelle, seuls son jugement, sa loyauté, sa probité et son courage servaient de rouages.

Guilleragues avait pour mission d’accéder au « sofa » auprès du vizir Kara Mustafa, au lieu du « tabouret », avilissant pour le rang de la France, que le Marquis de Nointel, son prédécesseur, avait eu le déshonneur d’obtenir pour le Roi.
Malgré des imbroglios nés des audaces du Marquis Duquesne, Lieutenant général des armées navales, Gabriel de Guilleragues parvint à obtenir d’un vizir belliqueux et très hostile aux Chrétiens, non seulement tous les honneurs dus à la France et au Roi : le « sofa », mais également l’immunité des vaisseaux français en Méditerranée et la protection par la France des Lieux Saints.

Ces petites lignes de l’Histoire font émerger de l’oubli l’époque où les Souverains savaient où était le rang de la France, qui lui devait le respect et surtout, où ils s’appuyaient sur des Hommes qui avaient, rivés à l’esprit, non seulement leurs intérêts et mais surtout l’Honneur de leur Patrie.

Voilà en trois clés de lecture ce l’on peut tirer de l’Histoire, non seulement quand on chausse les bonnes lunettes, mais avant tout quand on accepte de voir.

L’Histoire est bien plus complexe, subtile que ne le laisse entrevoir le manichéisme actuel.  Souvent, ceux qui dissertent, qui hurlent aux loups, qui s’autoproclament juges-ex-machina, qui condamnent et qui coupent des têtes en place publique, sont à la nuance ce que l’iceberg est au flocon : ils achètent et vendent l’Histoire en bloc, sans entrer dans ces détails qui en changent toute la construction.

Gabriel de Guilleragues, un Gascon, encore un, après d’Artagnan, Cyrano, Henri IV, Aliénor d’Aquitaine, au travers de quelques écrits, oubliés du grand nombre mais ressuscités par quelques érudits, montre que nul ne peut, sans discrédit intellectuel, juger du haut de son présent confortable, où les progrès, même imparfaits et toujours perfectibles, ont permis à l’humanité de cheminer vers plus de paix et d’altruisme que les piailleurs ne permettent de le réaliser.

Un autre Gascon, Gaston Phébus, avait pour devise :
– « Toca-i se gausas ! »
– « Touches-y si tu oses ! »
Beaucoup devraient tenir cette devise pour une mise en garde contre les jugements hâtifs et simplistes sur l’Histoire.

365 Nuances de 2019 – #355 – «Molière revient bientôt ?»

Un billet, court, chaque jour.

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L’humour se placarde parfois sur des supports bien surprenants.

Sur la façade d’un immeuble qui aurait succédé aux murs de la maison qui aurait vu naître Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière pour sa gloire et la postérité, s’affiche, en sous-titre de sa naissance en ce lieu potentiellement illustre, les harangues suivantes :
« Prochainement ouverture »
« Bringing back the smile * »
* NDLA : « Vous allez retrouver le sourire » ; pour respecter la loi sur l’usage du français dans la réclame.

Molière revient bientôt ?

Va-t-on enfin pouvoir à nouveau se moquer des puissants de ce monde ?
Va-t-on de nouveau rire de tout avec tout le monde ?
Va-t-on revenir à une liberté de parole, celle qui permet d’appeler un chat un chat ?

A regarder le détail de l’ex-voto, on y note une erreur de taille : la date de naissance.
Molière est né en 1622 et non en 1620.
Il serait en réalité né au 96 de la Rue Saint-Honoré, où s’échafaudait un ancien « Pavillon des Singes » !
Pavillon ou monnaie de singe ; de quoi rire me direz-vous !

La réclame est donc doublement fausse et mensongère.
L’ouverture n’aura lieu de sitôt et ainsi, le sourire n’est pas près de vous retrouver !

Il aurait été possible d’en déduire du Beaumarchais et du besoin de liberté de blâmer, mais malgré la supercherie, nous en resterons à l’inégalable « Malade Imaginaire » :
– « Il en est comme de ces beaux songes qui ne vous laissent au réveil que le déplaisir de les avoir crus*. »

Molière est mort en et sur scène en jouant « Le Malade Imaginaire ».
Il était réellement malade.
Pas certain qu’il lui ait été donné le temps de sourire une dernière fois.
S’il se réveillait ici, Rue du Pont-Neuf, ou là, Rue Saint-Honoré, il retrouverait malheureusement le déplaisir d’avoir cru à ce beau songe qu’est la liberté de parole et de ton.

Il fallait peut-être la noblesse d’un Roi, d’un Louis XIV, pour assumer en même temps la raillerie et en même temps les éloges flatteurs.

 

 

* Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière – « Le Malade imaginaire», 1673

365 Nuances de 2019 – #353 – «Renaître de ces cendres exemplaires»

Un billet, court, chaque jour.

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19 décembre 1964
André Malraux – Discours du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon

« Monsieur le Président de la République,
Voilà donc plus de vingt ans que Jean Moulin partit, par un temps de décembre sans doute semblable à celui-ci, pour être parachuté sur la terre de Provence, et devenir le chef d’un peuple de la nuit. »

« Le chef d’un peuple de la nuit. »
Est-il besoin d’être objectivement, officiellement en guerre pour qu’un peuple se sente dans la nuit ?
Est-il besoin d’être objectivement, officiellement en guerre pour avoir besoin d’un Chef ?

Croire que les violentes agitations sociales qui troublent quasi continuellement la France depuis maintenant plus d’un an sont seulement le fait, la conséquence, l’émanation de purs caprices bassement matériels constitue une erreur d’appréciation qui signale une méconnaissance crasse du caractère du peuple français.

On dit le Peuple français râleur.  Cela ne fait aucun doute.
Le coq, dressé sur ses ergots, en est une parfaite illustration.
Mais, souvent, le coq, coqueline tout à fait à propos.

C’est bien ce qu’il se passe en ce moment.

Chacun, au travers du territoire français, se sent le coq qui pressent et prévient de quelques dangers.

Ces chants de coqs, ces signaux à la Cassandre, cristallisent deux intuitions profondes.
– L’intuition d’être gouvernés, depuis au moins trois mandats, par des Chefs venus pour se servir et non pas pour servir.
Un doute profond de leur asservissement à des idéologies, des puissances extérieures contraires aux intérêts nationaux.
– L’intuition que, dans les projets de modernisation, de quelque nature qu’ils soient, les acquis français ne fondent plus le socle incontournable à une réflexion de référence, ne constituent plus une priorité par rapport à des minorités invasives et que nos systèmes politiques, judiciaires, administratifs, sociaux sont bradés, dépecés au titre de considérations purement ethniques, sociétales et comptables imposées par des tutelles non démocratiquement élues.

Les Français sont râleurs mais ne sont pas idiots.
Ils ont une excellente acuité des territoires, autant géographiques, économiques, industriels que culturels, livrés sans combat à l’ennemi, ils ont clairement identifié qui saborde, ridiculise, vend, brade leur âme.
Ils ont clairement identifié les groupements d’intérêts qui se cooptent, se promeuvent, s’amnistient entre eux.

Une majorité d’entre eux sont de futurs Jean Moulin.
Encore désordonnés.

De Jean Moulin, Malraux disait, dans le discours du transfert de ses cendres :
« Ce n’est pas lui qui a fait les régiments, mais c’est lui qui a fait l’armée : il a été le Carnot de la Résistance ! »

Les peuples, quand les idéologies de basse extraction marquent le pas face aux fondements régaliens et aux lois de l’évidence et de la réalité, reprennent leur souffle et se mobilisent.
C’est ce qu’il se passe en France en ce moment.

Il manque juste le Carnot de circonstance.
Pour que le Peuple Français commence à renaître de ces cendres exemplaires, celles de Jean Moulin, précisément en ce jour de mémoire.

« Reviens ici, Jean Moulin, après ces terribles cortèges : les suppliciés du Bataclan, les victimes de la Promenades des Anglais, le courageux Arnaud Beltrame, le Père Hamel sans défense, Sarah Halimi l’assassinée et tant d’autres … !
Reviens ici ! Et que nous ne manquions ni de courage, ni de détermination ! »

365 Nuances de 2019 – #352 – «Things to do today !»

Un billet, court, chaque jour.

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« Au Bonheur des Listes » est un recueil que j’ai acheté il y a quelques temps, presque exclusivement pour une seule d’entre elles, une liste de « choses à faire », de « things to do today », un pense-bête particulier, celui de l’un de mes artistes fétiches : Johnny Cash.

Au milieu des « pense-bête » de Georges Perec, Pablo Picasso et Rudyard Kipling, se trouve celui d’un chanteur à la vie incroyable, tragique et magnifique, romanesque à souhait.

La photographie montre un « pense-bête » désarmant de simplicité.
Un formulaire pré-rempli, sur lequel il se contente d’énumérer des choses, des tâches triviales qu’il ne doit pas oublier d’accomplir.
Quelques objectifs à atteindre, des excès à éviter.
Toute la complexité d’un homme pour qui la vie ne coule pas de source, n’est pas si simple.

Cela semblerait bien simplet, si Johnny n’y avait noté quelques mots bien précis, deux petits mouvements du cœur à ne surtout pas négliger :

– « Kiss June »
– « Not kiss anyone else »

– « Embrasser June »
– « N’embrasser personne d’autre »

Deux objectifs sentimentaux au milieu d’autres obligations qu’il inventorie sur ce bout de papier.
Il trouve le besoin de consigner ces gestes affectifs : des traductions physiques de son amour pour la belle chanteuse de country ; des nécessités vitales nécessaires à sa santé, à son art.
À son inspiration.

Au détour des contraintes physiologiques, le seul fluide qui permet à son moral, souvent chancelant de suivre une ligne :  celle de l’amour de et pour June.
Une ressource qui permet de tenir la vacuité du quotidien.

Dans ces deux petites notes, ces quelques coups de crayon, se concentre une somme émouvante d’amour, un amour exclusif, qui se suffit à lui-même.

365 Nuances de 2019 – #344 – «Flaubert gueule»

Un billet, court, chaque jour.

Gustave_flaubertVictor Hugo disait de son ami, Gustave Flaubert, né un 12 décembre, il y aura bientôt presque deux cents ans :
« Vous êtes un de ces hauts sommets que tous les coups frappent, mais qu’aucun n’abat. ».

Dans deux ans, ainsi, nous fêterons les deux cents ans de la naissance de ce grand écrivain, de ce maître de la pureté de la phrase.
Ce qui m’incite à plagier partiellement Victor Hugo pour dire :
« Vous êtes un de ces hauts sommets de la langue française qu’il est bien difficile d’atteindre. ».

Pour cette maîtrise de la phrase, il faut, comme l’auteur de « Madame Bovary », gueuler son texte.
« Flaubert gueule en son gueuloir !»

Il est vrai, de ma maigre expérience, que trouver l’équilibre juste des mots est une épreuve intense.
Dans mon cas, à ce stade, il ne s’agit que de courts billets.
De petits jets qui s’essaient, avec pugnacité, à atteindre une sonorité, un rythme, un style, purs du moins authentiques, en ligne, en harmonie avec ce que l’on attend des mots, ou plus exactement la sensibilité que l’on tente de traduire avec eux.

Le moment de déclamer son texte, aussi humble soit-il, est une épreuve de vérité.
Je le fais à chaque billet.
Entre le moment où les mots s’inscrivent sur le papier et le moment où on les sent suffisamment harmonieux pour les faire vivre par la voix, que de ratures, que de remaniements, que d’hésitations.

Arrive, à force de remettre l’ouvrage sur l’établi, de le tailler, de le polir chaque fois plus finement, l’instant où le texte, prononcé, déclamé, est un merveilleux temps de contentement.
Il est vrai que plus l’écriture est fréquente, plus l’entraînement est intense et va chercher, solliciter tous les muscles de l’esprit qui permettent à la main de tracer des mots sans effort, plus ces mots sont fidèles à la pensée.

Flaubert est bien un sommet à atteindre, à essayer d’atteindre, pour, à travers quelques mots, décrire, donner à sentir, à faire vivre une réalité romancée.

« Elle acceptait avec ravissement ces adorations pour la femme qu’elle n’était plus.  Frédéric, se grisant par ses paroles, arrivait à croire ce qu’il disait.  »

Une ligne, saisie au hasard parmi celles de la dernière page de « L’Éducation sentimentale », montre cet équilibre, cet ordre où chaque mot fait cheminer le lecteur dans l’esprit des personnages, une chaîne très cohérente, où aucun écueil, aucun obstacle ne heurte l’esprit.

Si l’écriture se gueule à haute voix, dans les bureaux, dans les jardins, c’est aussi parce la pensée elle-même, dans nos esprits, dans nos cerveaux, se gueule par les mots, cherche et trouve une voie.