365 Nuances de 2019 – #164 – «Marche, trail, course … Un par sortie»

Un billet, court, chaque jour.

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Je ne vais pas en écrire des tonnes, parce que des tonnes – de déchets – n’importe quel coureur, traileur ou marcheur en croise continuellement.

À la longue, c’est agaçant de repérer ces verrues dans le décor qui ne sont pas ramassées, en particulier en rase campagne ou en pleine forêt.

Alors, ce matin, je me suis décidée, tant que cela est faisable – distance avec la prochaine poubelle -, relativement hygiénique, j’en ramasserai un.
Un déchet par sortie.

Nous serions 5 millions de coureurs réguliers.
Quid des marcheurs, des promeneurs et des randonneurs ?

5 millions de bouteilles, canettes et autres ramassés par personne et par semaine ?
5 millions de Monsieur et Madame Propre ?

 

365 Nuances de 2019 – #95 – « Hakuna matata ? »

ANIMALS IN THE CITY DESTRUCTION
Many Thanks to : Aksel Stevens / Caters News

Un billet, court, chaque jour.

« Hakuna matata » ?

 Il n’y a pas de problème ?

Juste, peut-être, simplement, la disparition d’un sanctuaire.

Lions, girafes, buffles.  L’imaginaire projette des images de paradis sauvages intacts, laissés aux seuls loisirs d’un monde sauvage.  Ou de la peau de chagrin d’un monde sauvage.

Mais hélas !
Le développement a des raisons que le monde sauvage doit subir.  Le Kenya attaque son Eden à coup de bulldozers, de béton et de rails.

Les vaches européennes ne seront plus seules à regarder passer les trains.  Elles seront rejointes dans ce loisir par Simba, Nala, King et tous les autres animaux sauvages.

Mail il y a mieux encore.

Comme si le coup de rails, suivant celui des autoroutes, ne suffisaient pas à zébrer férocement le paradis, un crédit de Damoclès pend au-dessus des finances kenyanes.  Le contrat de crédit chinois de 2,85 milliards d’euros, s’il n’est pas remboursé, permettra au prêteur de disposer de toutes ses possessions sans qu’elles puissent être protégées.

Kessel peut crier de sa tombe : « Ici, la terre n’avait jamais connu une trace, une fumée, une odeur, une ombre qui fût à l’homme.  Depuis la nuit des âges, il n’y avait eu dans cette brousse pour naître, vivre, chasser, s’accoupler et mourir, que le peuple des bêtes.  Rien n’était changé.  Les bêtes comme la terre demeuraient fidèles aux premiers temps du monde. »

On ne revient jamais en arrière.

Oui, vraiment : « Hakuna matata » !  Un hymne bien amer.