365 Nuances de 2019 – #258 – «D.E.F.I.»

Un billet, court, chaque jour.

Defi

Qu’est-ce que c’est qu’un défi ?
Qu’est-ce que c’est que D.E.F.I. ?

Un défi, hors la nomenclature de ceux relevés par des héros taillés pour cela, est une petite aventure personnelle dans laquelle chacun peut se lancer.  Une réalisation qui sort un peu de l’ordinaire, qui demande un peu plus d’effort que de coutume, qui permet de déployer des moyens nouveaux et de solliciter ses ressources hors des limites que l’on croyait du domaine du possible.

D.E.F.I. est une Association, portée par Axelle, Marie-Sylvie et bien d’autres, qui a pour vocation de venir en aide à des adultes dont la vie change, parfois brutalement, en raison d’un handicap, d’une maladie ou d’un accident.
L’Association œuvre pour eux, les aide à construire un projet de vie.

« Tout être humain peut trouver en soi « la capacité de réussir, de vivre, de se développer en dépit de l’adversité ; c’est ce que l’on appelle la résilience. »
(Boris Cyrulnik)

Chaque année, plus d’une centaine d’Amis de l’Association : des accompagnateurs de joëlettes, des coureurs avertis affrontent le bitume des 20km de Paris.

La qualité du « ravito » de fin de course est à la hauteur de cet état d’esprit.
C’est une fête.
Une fête simple et joyeuse où comptent le sourire, la joie, l’envie de contribuer.

C’est ainsi qu’avec un beau sourire vrai, dans la joie, avec une envie toujours renouvelée, que tous participent chaque année à ces «défi-D.E.F.I.» du cœur.

365 Nuances de 2019 – #257 – «Acheter, mais pas penser»

Un billet, court, chaque jour.

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Il y a des marques qui ont décidé de céder à la pression de certains de leurs clients pour dire à tous leurs autres clients ce qu’ils auraient le droit d’écouter, de regarder ; leur dire quoi et comment penser, donc.

Est-ce que ces marques ont vocation à s’ingérer dans le débat d’idées, à participer au débat politique, à briguer des mandats pour une représentativité nationale ?
Non.
Les rayons de supermarchés et les spots publicitaires restent leur unique terrain de jeux.

De toutes les manières, il ne restait déjà plus aucune raison pour en mettre sur mes tartines ; cela fait un bail, huile de palme et mal bouffe aidant, que je ne mettais plus la main au portefeuille pour ce genre de produits.
Il aurait pu rester une dernière occasion, de temps à autre, par temps froid, en sortant de ma librairie préférée à côté de laquelle il y a une petite crêperie bien accueillante, de dévorer et la crêpe et les nouveaux livres.

« Vous pouvez acheter, mais pas penser ! »

Tant pis, je prendrai désormais une beurre-sucre-citron-cannelle.
C’est une assurance que je peux tenir pour garantie.

365 Nuances de 2019 – #254 – «La Ligne Bleue …»

Un billet, court, chaque jour.

Sans titre

«La Ligne Bleue …»
Quand cette expression vient à l’esprit, elle rappelle une époque lointaine de l’Histoire de France, où ceux dont le cœur battait pour ce qu’il y avait au-delà, la France, la Patrie, souffraient.

Pour cette séquence de notre Histoire commune, l’ennemi était clairement identifié, l’occupation du territoire était totale : physique, militaire, politique, administrative, sociale, linguistique, idéologique, culturelle, éducative.
L’ennemi avait combattu, avait gagné.  C’était malheureux, mais c’était franc ; on savait qui combattre et ce d’autant plus que la Patrie se préoccupait de faire revenir le territoire perdu dans son giron, dans son sein.

Il y avait une revanche à prendre.  Elle fut prise.

Aujourd’hui, où se situerait l’Alsace-Lorraine ?
Sur l’ensemble du territoire.

Mais comme l’ennemi ne porte pas le nom d’une Nation adverse, qu’il est même parfois de notre propre Nation et qu’il peut porter autant de noms qu’il y a d’illuminés pour prendre les armes, on fait comme si ces cas isolés ne faisaient pas un tout.

Une guerre franche hier.  Une guerre sourde aujourd’hui.
Qui ne dit pas son nom, mais qui gagne du terrain sur tous les terrains.

Et les terrains sont nombreux.  Il ne faut pas être un grand stratège diplômé pour comprendre que les coups portent l’estoc à nos points faibles.
Ces points faibles sont nombreux, les énumérer reviendrait à se lancer dans un inventaire à la Prévert.

Il y a cependant certains de ces points faibles qui méritent d’être mentionnées, ce sont nos lignes Maginot politiques.
Ces fortifications institutionnelles que l’on croit inexpugnables, mais qui en fait sont de véritables passoires au travers desquelles s’infiltrent, avant même une défaite, avant même d’imaginer se défendre ou encore même combattre, tous les ingrédients du renoncement, voire du laisser-faire.
Ingrédients variés : financiers, économiques, juridiques, règlementaires, vestimentaires, idéologiques, politiques, culturels, médiatiques, artistiques, littéraires.

L’arme actuelle n’est pas l’attaque à découvert, mais l’infiltration lente.
On agit, on endort, on avance. On agit, on endort, on avance.
Entre chaque séquence, l’ennemi se fait passer pour victime, peut manifester son mécontentement d’avoir perdu un de ses combattants sanguinaires, avec l’indulgence voire l’appui de ceux qui sont censés y voir la ruse et les neutraliser.

Le plus tragique est la dissémination complète des zones de combat : tout citoyen est aujourd’hui une cible potentielle.
Il n’est pas anormal alors, devant ces béances, devant ces clés de notre territoire quasi tendues à l’ennemi, que ces citoyens-cibles-mobiles aillent chercher dans d’autres discours, dans d’autres musiques politiques, des lignes de défense plus déterminées à protéger et à vaincre.

«La Ligne Bleue …»
Il semble qu’elle soit aussi loin que lointaine.

 

365 Nuances de 2019 – #198 – «La santé par les petits lardons»

Un billet, court, chaque jour.

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« Goûte-moi ça
Hum, c’est bon !
Petits pois lardons
Lardons petits pois
Goûte-moi ça
Petits pois lardons.»

Ce sont quelques paroles d’une chanson de Julien Clerc qui me sont revenues de façon lancinante en lisant ce matin dans le journal un article sur l’incontrôlable épizootie de PPA (peste porcine africaine) en Chine.

Ce refrain en tête, je me suis souvenue de photographies prises à la volée, il y a seulement quelques heures, sûrement d’inspiration prémonitoire à la lecture de cet article.

Photographies volées à la poésie et l’humour croisés au fil des randonnées ou aux plaisirs culinaires de travailler de beaux produits de grande qualité.

Il y a les jolis petits cochons roses des alpages, nourris aux rebuts laitiers de l’étable : petit lait en l’occurrence, qui m’amusent dans leurs déplacements dandinants animés de couinements d’aise et de satisfaction.

Nos éleveurs ont bien quelques leçons à donner.

Moins gai, un peu plus macabre dirais-je (je vais me prendre une volée de bois vert par une horde de vegans déchaînés), la préparation du repas par le découpage de jolis petits lardons pour une petite omelette bien baveuse.

Je ne les achète plus prédécoupés, et je les choisis dans une poitrine fumée, une viande, de qualité.

La santé passe aussi et surtout par – la qualité – les petits lardons.

« Goûte-moi ça
Hum, c’est bon !»

En Chine, la maladie aurait tué presque 100 millions de cochons.  Ils ont abandonné la lutte contre cette épizootie en attendant l’élaboration d’un vaccin d’ici … 5 à 10 ans.
Et les Chinois se ruent désormais sur nos bons petits cochons français !

« Goûte-moi ça
Hum, c’est bon !»

Pourvu, qu’en dépit de cette manne ou de cette aubaine, on les garde toujours aussi bons, nos petits cochons !

Sans ou avec petits pois comme dans la chanson !

365 Nuances de 2019 – #167 – « On en a ras-le-bol ! »

Un billet, court, chaque jour.

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Où est le curseur du droit ?
Où est le curseur de l’ordre ?
Où est le curseur du respect ?

Nulle part.
Ou plus exactement, il n’est plus nulle part.
Il a sauté.

A moins qu’on ait modifié l’échelle de mesure.
Et que ce que les gens ordinaires, ceux qui travaillent, respectent la loi, paient de impôts, élèvent (éduquent) leurs enfants, ne soient plus l’indice de référence.

Et que le normal, l’accepté soit désormais ce monde de sauvages, de voleurs, de cracheurs d’ingratitude sur la manne républicaine, de blasphémateurs des structures fondamentales de notre pays – la France (je crois qu’il faut le préciser, au cas où …).

Pas un seul citoyen ordinaire français ne pourrait, ne serait laissé, ne serait-ce qu’une minute, agir de la sorte sans être maîtrisé net.

Qui a courbé définitivement l’échine ?  Où est l’autorité ?
Urbi (sur notre sol) et orbi (autour de la Méditerranée), le laisser-faire caractérisé ne nous apporte que mépris, exigence de repentance.
Urbi (sur notre sol) et orbi (autour de la Méditerranée), nous subventionnons à coup de millions d’euros, ces déferlements de rage et de haine.

Peut-on ainsi impunément détruire, au Nouvel an, au 14 juillet, au Panthéon ?
Peut-on ainsi invariablement regarder ces débordements se répéter en méprisant la facture ? Pas seulement la facture comptable, mais avant tout la facture morale.
Peut-on inlassablement se faire donner la leçon par des racailles et leurs lointains cousins ?

Tous : gens normaux, simples et ordinaires citoyens, en avons mare.
On en a ras-le-bol !

Qui pour rétablir le curseur du droit ?
Qui pour rétablir le curseur de l’ordre ?
Qui pour rétablir le curseur du respect ?

Qui pour relever la tête et sonner la fin du désordre ?

À qui profite le laisser-aller ?
À ceux qui n’ont qu’un seul duel gagnant en vue en 2020 ?