365 Nuances de 2019 – #193 – «Les petits oublis de l’Histoire»

Un billet, court, chaque jour.

41ejzwaV48L._SX324_BO1,204,203,200_L’Histoire de la construction européenne à partir de documents confidentiels déclassifiés.
Ou les petits détails oubliés sur les pérégrinations douteuses, troubles des « Pères Fondateurs de l’Europe » au travers de l’Histoire du XXème siècle.

Il est possible d’apprécier, ou non, Philippe de Villiers.

Il n’en reste pas moins que son enquête sur les « Pères Fondateurs de l’Europe », menée sur la base de documents récemment exhumés – des documents confondants sur la duplicité, le double jeu et le passé troubles des « grands » de la construction européenne – jette un trouble prononcé sur  la pureté de la genèse qui nous est servie.

– Des lettres, des documents démontrent l’origine américaine des fonds et des mots d’ordre, reçus et mis en œuvre servilement par Jean Monnet, entre autres via son « Centre de Documentation pour les États-Unis d’Europe ».
– Robert Schuman, qui vota les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, fut Ministre du régime de Vichy.
– Walter Hallstein, 1er Président de la Commission Européenne, selon les archives fédérales Allemandes – BundesArchiv -, fut un éminent serviteur du IIIème Reich.

A l’aune de ces documents, se tire un autre fil, moins glorieux, plus pernicieux, de l’Histoire et de la finalité de la Construction européenne.
Cet autre fil permet de suivre d’autres chemins de lecture de la philosophie des dirigeants européens, de comprendre autrement des décennies de décisions prises.
Philosophie et décisions qui ont conduit à la désastreuse situation actuelle qui ne peut que conforter les Peuples Européens dans un rejet massif du mastodonte vorace et orwellien issu du Traité de Maastricht, puis de celui de Lisbonne.

Je retiendrai une citation de Maurice Couve de Murville : « … ce qu’une nation ne fait pas pour elle-même, personne ne le fera à sa place. »
Il serait temps, que la France, les Français qui en sont encore, réapprennent le chemin de la « nation», la « grande éducatrice des hommes » comme l’a rappelé Jean-Paul II.

365 Nuances de 2019 – #30 – « Un pt’i morceau de sucre »

Un billet, court, chaque jour.

Mary Poppins: « Cela dépend de la façon dont vous l’envisagez ! »

Oui, tout dépend de la façon dont vous envisagez les choses.  Car, il est possible de tordre, de dérouter, d’avilir les meilleures intentions du monde.

Le fringant Bert a le visage enduit de suie, et l’histoire trépidante, entraînante, magique, joyeuse, merveilleuse qui a enchanté nos enfances de ses refrains entêtants devient un farce raciste.

Quelle bêtise crasse !

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Merci à https://www.valeursactuelles.com/sites/default/files/styles/image_article/public/2019-02/marypoppins.jpg?itok=L7cD9KQb

« La Belle au bois Dormant » : histoire sexiste

« Le Petit Chaperon Rouge » : histoire d’inceste

« Blanche Neige », « Cendrillon », « La Belle et la Bête », « Peau d’Âne »…

Que dire des « Mille et Une Nuits » !  Et de « Peter Pan », du « Livre de la Jungle » !

Fuyons « Sissi », « Autant en emporte le vent » ?

Allons-y : cassons tous les rêves.  Perrault, Grimm au feu ! 

Toute notre enfance aurait donc été bercée par des récits salaces, malfaisants.

Mais qu’arrive-t-il à tous ces gens qui revisitent à tour de bras la moindre parcelle du merveilleux !

Des aigreurs à l’estomac incurables ?  Des défaites de vie cuisantes qui leur inoculent une fielleuse haine du monde et des adultes remplis des rêves et des héros de leur enfance ?  Des remontées acides de déceptions amoureuses ?

Ou tout simplement une fièvre d’ennui-de-ne-rien-avoir-à-faire ?

Peut-être, que, toujours avec Mary Poppins, s’ils envisageaient la vie avec moins de hargne, avec moins d’envie de nuire, ils seraient d’accord avec ce refrain : 

« La vie est moins amère avec un pt’i morceau de sucre ! » 

« Ça aide la médecine à couler. »

Oui, croquez un morceau de sucre !  Il paraît que les gens heureux en ont toujours sous la main !

365 Nuances de 2019 – #15 – « Le Chêne de Saint-Louis »

Un billet, court, chaque jour.

XIIIème Siècle.  Louis IX, dit le « Prudhomme », puis canonisé en 1297 sous le nom de Saint-Louis de France.

Jacques Le Goff : « Saint Louis, qui appréciait le château de Vincennes, avait l’habitude de s’adosser dans son parc à un chêne et de faire venir à lui tous ses sujets désirant lui parler sans intermédiaire. Le requérant exposait librement son grief au souverain, qui – et là réside un point fondamental – ne rendait nullement la justice lui-même, mais faisait signe à un membre de son entourage, ayant le pouvoir de rendre la justice, qu’il se saisisse de l’affaire. Saint Louis ne se substitue pas au système judiciaire qu’il a mis en place, il combine habilement l’exercice de son pouvoir surnaturel de souverain avec le respect des institutions terrestres. Louis IX est le souverain qui considéra la justice comme son premier devoir. »

Ecouter, prendre la mesure.  La base de la réflexion pour décider ?

L’Histoire est une source inépuisable de sagesse.

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