365 Nuances de 2019 – #47 – Allumer sa lampe…en traversant l’Atlantique! »

Un billet, court, chaque jour.

Les podcasts c’est pas mal de temps à autre.  Rapide, concis.  Cela interpelle, cela met la puce à l’oreille.

Dans ce cas précis, cela fait tendre la main ou se lever pour allumer sa lampe et constater qu’elle fonctionne aussi et toujours très bien ainsi.

Pas de quoi écrire 100 lignes, direz-vous !  Certes !

Le podcast du jour, sur France Culture, évoquait les objets connectés qui envahissent notre quotidien et que les prévisionnistes estiment pouvoir compter au nombre de 50 à 80 milliards d’ici à 2020.  Demain, donc!

Et, une lumière s’est allumée au plafond !

Dès le moment où le chercheur de l’INRIA, Vincent Roca, a mentionné les assistants domestiques qui, d’un mot, transmettent nos commandes à différents objets de nos intérieurs ; comme une lampe.

« Machin !  Allume la lumière ! » – Et ce sont des giga-octets qui traversent l’Atlantique aller-retour pour obtempérer.

Qui dit giga-octets, dit énergie, dit stockage de données, dit encore énergie.

La comparaison possible serait de traverser la France pour aller faire un plein d’essence à Nice depuis Paris, pour pouvoir aller acheter une baguette au coin de la rue.

Rationnel, écologique !

Je suggère de tendre le bras et d’actionner de l’huile de coude.  Tant que l’on dispose encore d’un cerveau en propre, d’une bonne vieille IN (intelligence naturelle/Ndla.) forte.

Je ne sais pas où sera l’iceberg, mais avec des Titanic pareils, nos cerveaux ne vont pas tarder de s’y embrocher.

« Cistercien »

Chroniques Estivales – #9 – Humeurs & Choses Simples

(Ecriture au 1er jet)

Je me suis bien amusée aujourd’hui !

J’ai fait de l’INF : de l’Intelligence Naturelle Forte.  Le jeu consistait à contrecarrer systématiquement mon GPS (ce jeu s’appelle NTGPS / « nique ton GPS »), instrument d’IAFIntelligence Artificielle Faible.

A partir de la sortie 58, je lui ai donné tort en prenant joyeusement, aléatoirement le plus de détours, de chemins communaux, vicinaux possibles.

Cela m’a conduit dans les puègs du Quercy.  Et j’ai battu l’IAF à plate couture.

Eh oui ! Impossible pour cette IA Faible comme pour une IA même très forte, de prédire, quelque sophistiqué que pourrait être l’algorithme, mon envie de tracer ma route au fil des chapelles, des églises, des presbytères et des abbayes.

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Photo @ Guillemette Callies

Pour aborder en fin de parcours, dans la vallée de la Seye, un havre de paix cistercien.

Cette abbaye aurait dû perdre toute son âme en 1791, après son démantèlement et sa vente comme bien national.  Mais voilà, aussi forts et déterminés qu’aient été les néo-dévots de la religion révolutionnaire, on ne gomme pas d’un coup de massue près de cinq siècles de prières ; surtout cisterciennes.

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Abbaye de Beaulieu-en-Rouergue – Photo @ Guillemette Callies

Cette spiritualité anime toujours chacune de ces pierres.  La lumière afflue toujours généreusement.

Un fil invisible, même fragilisé à l’extrême par des siècles de « -ismes », suffixes des excès humains de toutes les sortes, reste préhensile à ceux qui ne réduisent pas leur vie à un simple hasard algorithmique.

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Abbaye de Beaulieu-en-Rouergue – Photo @ Guillemette Callies

Ici, c’est la prière qu’il faut retenir.  La foi ; celle qui est pure et qui ne se donne pas en politique.  Qui ne finit pas en « isme », comme fanatisme.

Cette lumière, ce liant, ce « boson de Higgs », clef de voûte du fonctionnement des particules.  Ce mystère, cet inexplicable, qui au-delà de la biologie et de la physique, nous fait tenir debout.

Une lumière qui fait de nous des INF, des intelligences fortes, quasi-imprédictibles, même au plus fin des data scientist.

Sauf à Celui qui, peut-être, allume une lumière indéfinissable, un signal non-géolocalisable, qui brûle en chacun de nous.

Lumière, signal qui tient neuf siècles, enfin, au moins neuf siècles cisterciens.