
Au bord de la Meuse, le Seigneur est allé chercher une jeune fille pour œuvrer au rétablissement du Royaume de France alors en danger contre les Anglais. Il n’y aura pas de miracle, il s’agit d’un appel, un appel à se dresser. Il ne la dispensera pas de l’effort, des blessures, de la trahison, de la prison ; et du bûcher. À tout cela, Jeanne aura répondu jusqu’au sacrifice.
Elle dira avec toute la simplicité d’une villageoise qui ne savait pas ses trois lettres : « Puis vint cette voix, environ l’heure de midi, au temps de l’été, dans le jardin de mon père. » Elle déclara encore à son procès : « au son de la voix vient la clarté ». L’appel éclairera le chemin qui lui aura été assigné. Jeanne d’Arc, notre petite Sainte, se fit, comme nous pourrions le faire nous-même, instrument de la volonté divine.
Sainte-Jeanne de Chantal, plus tard, inventera à l’intention de la petite Lorraine, une prière ainsi composée : « Seigneur, qui avez appelé malgré son jeune âge sainte Jeanne d’Arc, pour sauver la foi et son pays » Nous sommes aussi appelés à restaurer notre propre foi pour sauver celle de la France qui, faute de se souvenir de ce qu’elle doit au Christ, à son histoire chrétienne, sera perdue.
« Sainte Jeanne d’Arc, pleine de force de sagesse et de courage, d’amour de Dieu et du prochain, qui avez toujours recherché la paix à la guerre, obtenez-nous du Seigneur la paix pour nous-même et pour notre pays. »