
Deux dates dans l’agenda : aujourd’hui, 9 juin et dimanche 24 septembre et une mission : voter aux élections sénatoriales. La première étape doit être franchie aujourd’hui, en Conseil municipal extraordinaire, pour être désignée déléguée supplémentaire. C’est devenu un rituel, tous les six ans. Cela comporte un caractère contraignant ; s’il fait défaut, l’électeur désigné par le collège municipal encourt une amende, bien modique, mais incitative malgré tout.
Voter pour les Sages est un bel exercice citoyen, préférable à celui du suffrage universel direct réservé à l’élection des députés. Il est simplement dommage que le cumul des mandats ne soient plus possible. Les doubles responsabilités asseyaient complètement la représentativité des territoires en ce qu’elles se nourrissaient du quotidien des citoyens sur leur terrain. Il y a par ailleurs une plus grande dignité chez les Sénateurs, on y entend moins de vociférations, on y voit moins d’élus en jeans troués et en t-shirt ; on se sent mieux représenté.
Dans les articles consacrés au choix et à l’établissement des listes de délégués supplémentaires, un peu d’ironie explique que, en pratique, ils sont souvent choisis parmi les permanents, les militants ou les sympathisants des partis politiques, les collaborateurs des élus, voire parmi les parents ou les amis ; histoire de rassembler un maximum de soutiens favorables à un candidat particulier qui arrange les amitiés, les tractations et les projets locaux. Voilà une vision un peu simpliste qui, comme pour toutes les autres formes de scrutin, conjecture une docilité, une passivité de l’électeur. Le fait d’être trié, choisi, n’emporte pour autant pas la moutonnerie. Comme pour l’ancien mode de suffrage censitaire, être sorti du lot, être identifié, oblige. Cela impose de regarder les candidats, les listes, les projets avec attention.
Donc, ce soir, en Conseil municipal, c’est pour être reconnue comme citoyenne en capacité de faire un choix éclairé que je me présenterai pour rejoindre le Collège électoral.