« Flâneries 2023 » – # 195 – « La Patrie ; envolée lyrique patriotique »


Le 14 juillet, pour les Français bien constitués, élevés avec le sens de l’attachement et du respect à leur patrie et qui, adultes, font de ce sentiment le leur, est une journée de fierté et de joie débonnaire. Ils sont rejoints en ce jour particulier par tous ceux, même étrangers, qui se prennent d’amour pour leur beau pays qu’est la France. C’est sans doute ce qui est arrivé à Vincent van Gogh ; il s’est laissé prendre au cœur. Il retranscrit, dans une lettre adressée à frère Théo, une conversation qu’il a eue, au fil de ses fréquentations et rencontres, sur les raisons de cet attachement, avec un simple représentant du petit peuple :
– « Tu n’as peut-être jamais pensé à ce que c’est que la patrie, reprit-il, en me posant une main sur l’épaule ; c’est tout ce qui t’entoure, tout ce qui t’a élevé et nourri, tout ce que tu as aimé. Cette campagne que tu vois, ces maisons, ces arbres, ces jeunes filles qui passent là en riant, c’est la patrie ! Les lois qui te protègent, le pain qui paye ton travail, les paroles que tu échanges, la joie et la tristesse qui te viennent des hommes et des choses parmi lesquels tu vis, c’est la patrie ! La petite chambre où tu as autrefois vu ta mère, les souvenirs qu’elle t’a laissés, la terre où elle repose, c’est la patrie ! Tu la vois, tu la respires partout ! Figure-toi, tes droits et tes devoirs, tes affections et tes besoins, tes souvenirs et ta reconnaissance, réunis tout ça sous un seul nom et ce nom sera la patrie. »
Quel beau résumé !

Laisser un commentaire