« Flâneries 2023 » – # 223 – « L’été, au hasard de Verlaine »


En haut d’une colline, l’été, les forêts, le bleu à perte de vue, recherche d’un écho poétique trouvé dans les pages de Paul Verlaine (Allégorie, « Jadis et naguère », 1884) :
« Despotique, pesant, incolore, l’Été,
Comme un roi fainéant présidant un supplice,
S’étire par l’ardeur blanche du ciel complice
Et bâille. L’homme dort loin du travail quitté.

« Despotique, pesant, incolore », le poète n’a sans doute exploré que peu d’étés, sans doute souvent les mêmes et certainement pas celui, libéral, léger, chatoyant, de ce matin d’août. Une chance, un bienfait céleste et d’en être privé serait le seul supplice.

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