
Si vous y tapez « cent marches », votre navigateur vous fera voyager, d’abord en France et ensuite plus loin. Simple itinéraire de villégiature, passage obligé pour les trimards et autres laborieux qui portent des charges, voie initiatique, sanctificatrice ; royale. Il y en a partout, au moins en France, de ce genre de supplétif aux obstacles physiques. Les cent marches de ce jour ne sont que celles de Port-Royal, qui reliaient simplement le verger à l’abbaye du temps de sa splendeur janséniste. Les remonter le cerveau vide aurait rendu l’effort oiseux. Revint à l’esprit une citation du polymathe Blaise Pascal, grand habitué du lieu : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. » Et de fouiller l’esprit à la recherche de ces raisons. Une raison, une marche ? Et de reconstituer mentalement une maxime pêchée dans un conte en cour de lecture : « Hélas, je n’ai appris que deux choses, c’est à aimer de tout mon cœur et le bonheur d’être aimé. ». Quelles autres raisons peut-on avoir au cœur et à la raison que celles-là ?