« Flâneries 2023 » – # 291 – « Vingt-quatre »


On estime qu’entre le 13 et le 15 février 1945, une nuit et deux jours, les 1 300 aéronefs de l’US Air Force et de la Royal Air Force ont largué 2 431 tonnes de bombes sur la ville de Dresde. Le commandement nazi, tant cette ville était belle, tant elle servait d’arrière, avec vingt-deux hôpitaux pour les blessés du front de l’Est en plus des hôpitaux civils, n’avait jamais imaginé qu’elle deviendrait une cible privilégiée. Pourtant, c’est ainsi que les Alliés en décidèrent, comme pour les villes de Berlin et de Breslau.

On estime encore, pour ces seules journées, le nombres de victimes civiles autour de 35 000 morts. Bien sûr, les combattants du ciel ne leur firent pas adresser de message pour qu’ils se mettent à l’abri ; il y eut peut-être des sirènes. Mais les chiffres sont là !
Il s’agissait là d’une nécessité de guerre dont l’objectif était de saper définitivement le moral des troupes allemandes. D’autant que les Nazis avaient fait de ces grandes villes des « Festungen », des remparts. Les autorités savaient pertinemment à quoi ils exposaient les civils.

Il y a eu Guernica en Espagne, en 1937, ville martyr avec laquelle les Nazis et les Fascistes testèrent leurs armements. Répétition grandeur nature avant le grand jeu. Il y a eu la Bataille d’Angleterre, entre juillet et octobre 1940 et la Blitzkrieg à partir de mai 1941. Les puissances de l’Axe n’envoyèrent pas de bristol à ces pauvres Espagnols, Anglais. Dans le cas anglais, il s’agissait véritablement de résistance, pour éviter l’invasion et la soumission. De même, en juin 1940, sur les routes françaises de la Débâcle, les civils étaient consciemment les cibles. Nous connaissons la suite. Il en aura fallu des morts dans les neiges de l’Est, dans les déserts africains, sur les côtes de Sicile, de Normandie et de Provence, pour venir à bout de cette hydre.

Et puis il y a eu le 7 octobre 2023. Ces équipées barbares palestiniennes en Israël qui rappellent celles de la 2e division Panzer SS « Das Reich » à Tulle, à Oradour-sur-Glane, à Marsoulas, à Maillé et d’autres encore. Massacres méthodiques de populations sans défense, ici en France, et partout en Europe, en Ukraine par exemple, et beaucoup plus loin, en Mandchourie.
Il ne faut donc pas oublier qu’à la racine du corpus idéologique islamiste, il y a une large inspiration issue des théories nazies, antisémites donc ; d’ailleurs, les Frères musulmans ont frayé avec le pouvoir allemand.

Vingt-quatre, c’est le nombre de nos compatriotes français qui ont perdu la vie dans des conditions abjectes avec près 1 200 autres victimes. Impossible de se représenter le sort des otages.
En 1945, Joseph Goebbels avait utilisé les bombardements de Dresde pour placer les Allemands dans le rôle de victimes. Si tous les Allemands n’étaient pas nazis, ils ont tout de même contribué au moins douze ans, sinon six, à la machine à massacrer les Juifs ; parce que juifs.
Sur un si petit espace comme Gaza, comment les populations peuvent-elles ignorer les tunnels qui se creusent, les matériels financés sur deniers européens qui servent à fabriquer les roquettes artisanales qui tombent malencontreusement sur des hôpitaux qui semblent être, par ailleurs, des réserves à munitions.

Les militaires boucliers des civils ou les civils boucliers des terroristes. C’est le nœud moral de ces drames.

Israël a raison d’assaillir ce territoire et de vouloir le subvertir. Les Américains ont raison de se placer en alliés et en éventuel renfort. Il s’agit là d’une nécessité de guerre dont l’objectif est de neutraliser définitivement le Hamas et toutes ses ramifications de pieuvre et, de ce fait, libérer la population palestinienne, colonisée par le mal et otages-victimes de bourreaux sanguinaires.

Le rouge est mis. L’Allemagne ne serait pas sortie du nazisme sans une guerre totale de l’Atlantique à l’Oural, et, si l’Histoire se répète, il sera peut-être nécessaire d’aller jusqu’à Téhéran.

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