« Flâneries 2023 » – # 310 – « What a wonderful world »


Avant de chanter, en 1967, cet hymne à la paix,

« The colors of the rainbow
So pretty in the sky
Are also on the faces
Of people going by
I see friends shaking hands
Saying, « How do you do? »
They’re really saying
I love you »

Louis Armstrong a parcouru un chemin difficile, comme beaucoup de noirs américains dans ces années-là.

Il est né en 1901 dans le quartier troublé de Jane Alley à La Nouvelle-Orléans. Son père fuit le domicile à sa naissance alors que sa mère n’a que seize ans. Il est d’abord élevé par sa grand-mère paternelle tandis que sa mère gagne sa vie un peu comme bonne à tout faire, un peu en vendant ses charmes. Il exercera différents petits métiers, de livreur de journaux à nettoyeur de tombe avant d’être placé en foyers pour des faits de petite délinquance. C’est dans ces foyers qu’il apprendra à jouer du cornet-à-piston, ayant par ailleurs chanté dans les rues en quatuor.

Ce cornet-à-piston, c’est ce qui changera sa vie. Ce fut un cadeau offert par la famille Karnofsky, une famille juive qui se prit d’affection pour l’enfant. Il sera complètement pris sous l’aile de cette famille. En signe de reconnaissance, Louis Armstrong portera au cou toute sa vie un collier avec une étoile de David. Il dira des Karnofsky que ce sont eux qui lui ont appris la vraie vie, la détermination.

C’est peut-être ce hasard heureux qui lui donna la voix pour chanter cet hymne, comme personne n’a su le faire depuis :

« And I think to myself
What a wonderful world
Yes, I think to myself
What a wonderful world »

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