
Avec le pogrom perpétré en Israël par le Hamas le 7 octobre ; avec la minimisation des crimes, des viols, commis ; avec les échanges d’otages de ces derniers jours ; avec le massacre de Thomas et des habitants de Crépol ; avec la liste interminable des horreurs commises depuis le 11 septembre 2001 ; quelque chose d’indicible, d’innommable, apparaît au grand jour : la valeur relative de chaque être humain, le poids aménageable des âmes, en particulier des âmes suppliciées.
On n’est jamais aussi bien trahi que par ceux que l’on croit ses amis, que par ceux entre les mains desquels on a placé une délégation politique, que par ceux là-mêmes qui crient et décrient haut et fort les injustices du monde : les hordes victimaires. Les décolonialistes, antiracistes, antiracialistes, féministes, défenseurs de l’enfance et autres vociférateurs des droits humains prêchent, excluent, nient, accusent, dénoncent, minimisent des faits avérés et documentés, les droits de certains de leurs frères humains, avec les même mots, langages, mensonges, théories, biais, relativismes, révisionnismes, négationnismes qu’ils dénoncent lorsqu’ils sont utilisés pour argumenter leurs causes et qui ont fait les grandes heures des plus sinistres régimes de l’Histoire.
L’indicible, l’innommable est désormais totalement, unanimement, reconnu et pratiqué par les plus hautes instances et autorités politiques. Le fait de dénier à certaines catégories de personnes la reconnaissance des crimes qu’ils ont subis ; le fait de trouver des excuses et des justifications aux exactions commises ; le fait de rapatrier sur le sol national les pires criminels ; le fait d’échanger des otages innocents contre des terroristes, des jouisseurs de sang, pour une parité exorbitante ; le fait de refuser de nommer et de donner l’identité exacte des meurtriers, notamment origine, religion et appartenance politique ; en sont les plus récentes illustrations.
Aujourd’hui, quand il s’agit de blancs, de femmes, de juifs, de chrétiens, d’arméniens, toutes les prébendes droitdelhommistes se tarissent : on peut tuer du blanc, c’est permis ; on peut violer des femmes, surtout si elles sont blanches et juives ; on peut déporter des populations entières, surtout quand elles sont blanches, chrétiennes et arméniennes. Cela leur en touche une sans faire bouger l’autre, comme a déclaré le premier des Français, saillie dont tous ces conglomérats victimaires ont fait leur devise.
L’indicible, l’innommable est désormais acté. Les Français, comme les Britanniques, comme les Belges et bien d’autres encore ; leur Nation, toute leur Histoire, toutes leurs souffrances, leur langue, leur Culture, leurs Arts, leur Foi, les fondements de leur organisation sociale et citoyenne, et même leur vie, sont livrés en pâture aux néo-suppôts de Satan. Beaucoup nous marchandent, nous vendent : nous trahissent sans presque ciller. Mais, dans l’aveuglement présomptueux de ceux qui vendent la peau de l’ours sans l’avoir totalement achevé, ils ne s’inquiètent pas assez de ces nouvelles minorités en train de se réveiller.