Odyssée 2021 (#264) – « Chercher dans la prose »

CYCLAMEN COUM

Sur les chemins, saillissent les cyclamens, sur les pelouses, jaillissent les jeunes colchiques.  En deuil, la lumière pâlit sur les premières feuilles roussies dont l’air exhale les suaves senteurs.  Le soleil, vaillant, tente d’ultimes assauts de chaleur, qu’une bise, belliqueuse, boute patiemment vers son solstice.
L’été trépasse doucement, l’hiver rassemble toutes les troupes de l’automne pour préparer une entrée triomphante.
Spectateurs, il ne nous reste qu’à laisser les larmes blanchir nos peaux hâlées, à rentrer les épaules pour affronter les frimas.
Et de chercher dans la prose, ici celle de Banville, quelques mots de réconfort, ceux qui amadouent nos humeurs moroses.

« L’Automne », Théodore de Banville

« Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil,
Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne.

Père, tu rempliras la tonne
Qui nous verse le doux sommeil ;
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil.

Déjà la Nymphe qui s’étonne,
Blanche de la nuque à l’orteil,
Rit aux chants ivres de soleil
Que le gai vendangeur entonne.
Sois le bienvenu, rouge Automne. »

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