
« Seules les pensée que l’on a en marchant valent quelque chose » ; ça, c’est de Friedrich Nietzsche. « Quelle que soit la direction prise, marcher conduit à l’essentiel » ; celle-là est de Sylvain Tesson. Penser, essentiel. Prendre son sac à dos, se donner un but, prendre une direction et avancer. Les mains dans les poches, le regard à la fois dans le vague et aux aguets des charmantes surprises du chemin. Longer les champs et caresser de la main les blés encore verts. Saluer les aubépines, baptiser un sentier celui des mésanges tant il en volète de toute part. Et se laisser porter par son pas sans rien attendre que le détachement du superflu et l’union avec le décor. Marcher, oublier et s’oublier.