« Flâneries 2023 » – # 317 – « Un treize novembre »


Un treize novembre. Les informations se précipitent. Le drame se joue quelque part dans Paris. Des corps tombent sous les balles. Des fous sèment la mort. Les enfants sont dans la ville. C’est un vendredi. Ils font la fête. Appel : l’un est en sécurité chez des amis. Appel : l’autre est en plein cœur de Paris, avec des camarades. L’appel de l’urgence emporte tout : il faut y aller. Remonter la rue, aviser un taxi. Trois mots, il comprend. Il accepte. Il roule. Il louvoie entre les accès barrés. Rendez-vous est donné. Sur la rive calme. Sur la rive éloignée du carnage. Elles ont obéi. Elles se sont abritées dans un hôtel qui a intelligemment ouvert sa porte. Tout va bien. Elles sont avec moi. Nous nous tassons dans le taxi. La maison n’a jamais été aussi accueillante. Il n’y a rien à payer ; le chauffeur, lui aussi, a oublié son métier.

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