365 Nuances de 2019 – #131 – « De Notre-Dame au Sacré-Cœur en passant par Périgueux »

IMG_4559Un billet, court, chaque jour.

Il y a des coïncidences de voyage qui ne s’inventent pas.
De villégiature en villégiature*, je sillonne le précieux patrimoine français, du plus vernaculaire au plus prestigieux.

Des liens se tissent, comme par exemple entre une cathédrale périgourdine et une basilique parisienne.
Deux lieux de dévotion.  Un à Saint-Jacques de Compostelle, l’autre à l’intercession pour le monde par la prière.

Quand on creuse un peu l’Histoire de ce patrimoine, dont à la fois visuellement, charnellement et sentimentalement il serait difficile de se passer, on y découvre – ou redécouvre – un génie foisonnant, qu’en ses heures de gloires, le politique français n’allait pas chercher au bout du monde.
Nous avions, comme encore aujourd’hui, suffisamment de quoi faire dans l’Hexagone, des talents à foison.

Quels liens entre Notre-Dame de Paris, Saint-Front de Périgueux et le Sacré-Cœur ?
L’humble Paul Abadie !

Il fut l’inspecteur d’Eugène Viollet-le-Duc, dont « l’agence » fut chargée de la restauration de Notre Dame de Paris.
Vous avez, cette cathédrale dont la flèche s’est effondrée il y a peu !

Plus tard, fort d’une notoriété que Paul Abadie construira par la suite seul, il remporta en 1875 le concours lancé par l’Œuvre du Vœu National et le cardinal de Paris pour la construction de la basilique du Sacré-Cœur.

Incroyablement, à l’époque, pourtant III° République, la construction de cette basilique, s’appuya sur un esprit de redressement et d’instauration d’un nouvel ordre moral après Sedan et la défaite de 1870.
Sa construction est déclarée d’utilité publique par une loi votée le 24 juillet 1873 par l’Assemblée nationale.
Des députés qui votent pour l’édification d’une basilique !

Dans ce carnet de voyage, il manque Périgueux, sa cathédrale qui partage avec le Sacré-Cœur un même architecte : toujours Paul Abadie.

Paul Abadie aura innové, à Périgueux comme à Paris, autant dans ses campagnes de restauration d’édifices anciens que dans ses projets « modernes ».
Mais il était Français et avait une solide culture architecturale européenne et chrétienne.
Et oui, ses sources d’inspiration : Sainte-Sophie de Constantinople, comme Saint Marc de Venise, sont d’abord des édifices chrétiens.

Paul Abadie mourra avant la fin des travaux des deux édifices qui partagent pourtant l’esthétique commune du style romano-byzantin.
Ses successeurs ne trahiront pas ses projets.
Dont la vue, à Périgueux comme à Paris, ne lassent pas de nous ravir.

 

* Merci à mes Amis Jean-Louis & Sylvie

 

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